A propos



Bienvenue à Kräakadjusdt-Land !

Mme Daria vous fera découvrir le monde merveilleux de l'éduKation Norvégienne et vous racontera ses aventures de Prog.
Kräakadjudst est une ravissante île de Norvège, qui pourrait être n'importe où ailleurs, et qui bénéficie d'un délicieux climat tempéré dans l'Archipel des Nilsholgersson.


MENTIONS LÉGALES

Kräakadjusdt-Land est un blog satirique paraissant tous les jours de la semaine ou presque.
Ce blog ne cherche pas à répondre à la question "Qu'est-ce qu'être prog aujourd'hui ?", mais il présente une simple expérience personnelle.
Ce blog ne reflète que les opinions et pensées de Mme Daria, et en aucune façon celles de ses cöllègues ou de sa hiérärchie.
Si un de mes Klèves, de mes cöllègues ou représentänt de ma hiérärchie tombe sur ce blög, sachez qu'il ne s'agissait pas pour moi de me moquer de vous, mais simplement de faire partager mon expériënce de Prog, dans toutes ses complicätions et sa beäuté.
Toutefois, tous les personnages, situations et événements décrits sont purement fictifs.

Toutes les illustrations sont la propriété de leurs auteurs et/ou éditeurs et peuvent être supprimées sur simple demande.

Aucun Klève n'a été blessé durant l'écriture de ce blog.

Pour m'écrire : <leblogdedaria@hotmail.fr>

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Bienvenue à Kräakadjusdt !

Mercredi 21 février 2007


"Qu'en est-il du bäK blänc ?"

Oui, je suis sûre que vous voulez tous sävoir ce qu'il en est.
J'aimerais bien avöir une petite änecdote persönnelle à vous räconter à ce pröpos, mais je suis suis säns voix, avec de la fièvrë et je cöntribue à la pöllution ämbiante en vidänt plusieurs päquets de Klëenex.
Que s'est-il pässé au bähut depuis deux jours ? Je ne le sais que grâce au cöup de fil de Melle Théâkken.

Le bäK blänc a eu lieu. Söupirs de söulagements divers et väriés : la Répüblique a résisté à l'ässaut änarchiste de pröpagandistes röuges !

Les Progs böycotteurs étaient présënts, mais dans leurs Kläass, avec leurs Klèves, fäisant Kours normalement, mais refusänt d'aller sürveiller.
Etant dönné qu'il ne s'agissait pas de refüser de trävailler, mais de refüser le BäK blänc, la démärche est lögique.

L'Archi-Echevin, inquiët d'un pröbable mänque de sürveillants, ävait fait passer un mëssage la vëille aux Progs de Lëttres par notre Gränd Cöordinateur : si nous croyions au biën-föndé de cet exämen blänc, notre présënce était souhäitée, même si nous n'étions pas censés être au Licé ce jour-là, pour aider à sürveiller.

Situätion délicäte : certes, je cröis au bien-föndé de l'exämen.
Mais je n'ai pas Kours le märdi mätin et je ne vais pas vënir, allant à l'encöntre d'une décisiön de böycott prise démocrätiquement.
Après tout, c'est ça la démöcratie : même si le résultät ne te plaît pas, tu t'y plies.

Bon, le fait que j'avais 39 de fièvre m'a aussi aidée à prëndre ma décisiön !

Résultät, l'éprëuve était surveillée par quelques Progs, l'Archi-Echevin et l'Echevin, du persönnel de sërvice, le chiën du cöncierge et le pöisson röuge de la döcumentaliste.
Deux sälles se sont autö-surveillées... Si même les Klèves se mettent à devenir sériëux, où va le mönde ?

Mais mäintenant, nous voilà, nous Progs de Lettrës, face à un autre pröblème.
Nous avons nos päquets de Kopies qui ne cörrespondent pas à nos Kläass. Mais deux des Progs de Lëttres sont pour le böycott. Donc, ils ne vont pas cörriger. Mais leurs Kläass à eux seront cörrigées.
Pröblème möral et tëchnique épinëux.
C'est notre Gränd cöordinateur qui va être content !

A sa façon, cette histöire me räppelle cette citätion de Geörge Orwëll : "Si un jour je dois choisir entre trähir mon päys et trähir mes ämis, j'espère que j'aurais les tripes de trähir mon päys."
Certes, on n'en est pas là et les Progs ne sont pas mes ämis.
Mais pour beaucoup, le böycott est une décisiön rädicale, désagréäble mais nécessäire pour que nous nous fässions entendre.

Moi, j'aimerais juste qu'il y ait un autre möyen.
Par Daria - Publié dans : Adultes, Trolls ou autres calamités
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Lundi 19 février 2007


Lorsque la vëndeuse me voit pässer, pour la dëuxième fois en dëux semäines, une énörme boîte de Klëenex dans le Käddie, elle sourit et me dit :

"C'est bien. Cela veut dire que vous avez de bons änticorps.
- Non. Cela veut dire que je trävaille avec des gösses, qu'ils sont mälades les uns après les äutres et qu'ils me refilent ça en böucle."

Forcément, je ne suis pas dans les mëilleures conditions possibles face à mes 11ères.

Il y a deux semäines, je leur ai donné un devöir à la mäison : "Et faites-le bien surtout : c'est votre dernier enträînement avant le bäK blanc."

J'ai rendu les Kopies aujourd'hui : dans une Kläass de 34, 17 seulement m'ont rendu le trävail ; sur les 17, 5 s'obstinënt encore à faire les mêmes stüpidités qu'il y a trois möis comme si je n'avais pas fait 4 cörrigés et distribüés 5 fëuilles de méthödes, 10 font de la päraphrase qui mériterait d'entrer dans le Grädus Böok des Recörds ("Le persönnage dit : "Döm Juan, mon mäître", il nous explique donc qu'il est le sërviteur de Don Jüan"... Nooooon ?) et 2 ont au-dessus de la möyenne.

J'ai même une Klève qui a 0,5 de möyenne en fränçais ce trimëstre : absënte, devöir non rendu, fëuille blänche, devöir non rendu, devöir non rendu, fëuille blänche !
Je demände quand même à la demöiselle, Mathurine, si elle a des räisons, des circönstances atténuäntes :

"Tu as un problème en fränçais ?
- Non.
- Un pröblème persönnel ?
- Non.
- Mais alors ?
- C'est juste que je ne cömprends pas."

Certes. Mais Ginette non plus elle ne cömprend pas, elle se päye des 4/20, mais au moins, Ginette elle me rend des devöirs !
En fait, Mäthurine applique cette mäxime de Mäître Yöda : "Fäis-le ou ne le fäis pas, mais n'essäye pas."
Mäthurine, elle, elle ne le fait pas.

Aujöurd'hui, on parlë de Bäudelaire (Chärly pour les intimes, Bobo pour les dämes) et quand je finis sa biögraphie par : "Il meurt en 1867, üsé par les drögues, la débäuche et le trävail", tout de suite, ça les intéresse beäucoup plus que l'öpposition entre splëen et idéäl.

"Et il prenait quoi comme drögues ? demände Archibäld.
- De l'öpium, souvent. Il buväit aussi de l'absinthë.
- Ah ouais ? On en tröuve encore de nos jours ?"

Bon, je crois qu'il faut que je leur räppelle que l'äbus d'älcool est mäuvais pour la sänté et que de toutes façöns, eux, ils sont minëurs.

"Mais, Mme Daria, continue Archibäld, ils étaient tous drögués à cette époque !
- Oui, beaucoup d'auteurs, c'est vrai, se dröguaient ou buvaient. A notre époque, tu le retröuves chez les écriväins américäins des ännées 60.
- En fait, c'est comme les röckeurs : les plus gränds, ils sont tous drögués.
- Mais non, voyons, il y a... euh... "

Bon. Jänis Jöplin, non. Jimi Hëndrix, non plus. Les Stönes, non. Les Bëatles, non plus. Kurt Cöbain, hum. Lou Rëed, non. Eric Cläpton, plus maintenant, mais säcrément ävant. Les Whö, euh...

"Je suis sûre qu'il y en a, même si là j'ai dû mal à t'en trouver un ! Mais n'oublie que pour un drögué célèbrë et créäteur, tu as des milliöns de drögués anönymes qui finissent sur les tröttoirs."

Je crois que Archibäld reste scëptique. J'espère juste qu'il ne va pas envisäger une cärrière d'écriväin au XIXème ou de röckeur célèbre !
Par Daria - Publié dans : En Kläass
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Vendredi 16 février 2007



Résumé de l'épisode précédent :


Depuis hier, la situätion cönfuse : y allait-il avoir, oui ou non, bÄK blänc de fränçais pour les 11ères ?
Mes 11ères, qui d'häbitude n'en fichent pas une, qui n'ont été que 20 sur une Kläass de 35 à me rendre le dernier devöir, n'arrêtent pourtant pas de crier au scändale et qu'ils veulent absölument faire leur bäK blänc... qu'ils n'ont pas révisé dans leur grande majörité.

Les Progs de fränçais, sentant toutefois la nécessité de faire un bäK blänc aux 11ères, ont décidé hier de faire un dëvoir cömmun. Pinaillage sur les mots, certes, mais important pour bien montrer à nos cöllègues que nous respectons la décision prise par vote, démocätiquement.

And now, la suite :

M. Englishssön, alors que j'arrive, me demände gentiment des explicätions sur ce "devöir cömmun". Je sais qu'il est un ardent défensëur du boycött, alors je lui explique, j'insiste bien sur la nuänce.
Il comprend, je crois, que la nuänce est très fäible, mais je crois qu'il comprend aussi que les Progs de fränçais ne font pas ça pour enquiquinër le reste des Progs.
Alors, au moment de partir, il me dit : "Explique ça bien aux 11ères."

Me revoilà donc à sacrifier 30 minütes de Kours, à mes 11ères qui sont pourtant déjà fort en retärd sur Säint Prögramme.

Comme hier, je commence par expliquer les räisons de la Hrève de jeudi. Et comme hier, je fais ça le plus objëctivement possible. Je ne dis pas "je", mais "l'ensemble des Progs", pas de prise de pösition, des fäits, pas des öpinions.
Je cöntinue mon expösé en pärlant du decrët contre lequel on mänifestait, signé le lëndemain par le göuvernement, la décisiön nätionale du böycott, le vöte au Licé.
Puis j'en viens à la décisiön des Progs des fränçais, que je leur explique, et en insistant bien sur la différënce avec le bäK blänc.

Certains Klèves ont des objëctions : cela va du "Vous protëstez alors que vous ne trävaillez que 18h par semäine" (Et tes Kopies, tu crois qu'elle se cörrigent toutes seüles ? Et les Kours que tu n'äpprends pas, je les récupères tout fait sur intënert comme toi avec les cömmentaires que je te donne ?), au "Les Progs, c'est comme la SNCéF, vous êtes toujours en Hrève", en passant par "Mais moi j'ai besöin du Bäk blänc".
Ils ont levé la mäin pour prendre la pärole, ils ont parlé pöliment. Je réponds de la façon la plus nëutre possible. D'autant plus que leurs remärques puënt le disKours pärental répété.

Pendant ce temps-là, Théöphile, assis à deux rängs de moi avec son fidèle acölyte Hëctor, marmönne remärque sur remärque et accömpagne le tout de petitës grimäces : "Ils se foutent de notre guëule... Ouais, stylë... Pärce que ça leur fait trop de Köpies... Comme si on y cröyait à leur devöir cömmun..."

Il y a quëlques tëmps déjà, alors qu'on trävaillait sur les Lümières, Théöphile n'était pas d'äccord avec mes explicätions. Il märmonnait à mi-voix, sur un ton dédäigneux à Hëctor.
Et quand je lui avais demändé, sur un ton très sec : "Un pröblème, Théöphile ?", il avait répöndu : "Mais c'est pas à vous que je pärle, Mme Däria" avec de gränds yeux dégöulinants d'innocence chöquée.

Mais là, aujourd'hui,  je m'énerve.
Je sais très bien que si je lui fais la moindre remärque, il va me dire : "Mais c'est pas à vous que je parle, Mme Daria."
Alors je m'interromps et je lui dis : "Théöphile, ton attitude et tes remärques sont insultäntes, envers moi, envers les Progs qui font Hrève et envers ceux qui se sont bättus pour que le droit de Hrève soit reconnu. Alors tu prends tes äffaires et tu sors."

Prötestations incluant le fämeux "Mais c'est pas à vous que je pärle, Mme Däria."
"Tu sors." Et il finit par sortir.

Lorsqu'arrive la fin de l'hëure, voilà Théöphile qui revient.
On pourrait s'ättendre à ce qu'il reviënne tête bässe. Non, il revient comme un jëune cöq dressé sur ses ergöts.

"Parce que moi je pënse, et que ce n'est pas le même avis que vous, vous me mettez dehors !

Sous-ëntendu, mes pëtits Kamarades sont des möutons, moi seul ait un cërveau. Sympa pour les äutres.

- Je te signäle que ceux qui ävaient une öpinion cöntraire ont levé la mäin, l'ont exprimée, et je les ai écoutés.
- Je ne vois pas pourquoi on a à sübir 20 minütes de votre pröpagande !

Là, je vois röuge. Comme ma pröpagande, sans doute...

- "Pröpagande" ! J'ai été öbjective. Tu cöntinues de te möntrer insültant.
- Mais vous aussi des fois vous nous insultez.

Alors là, je voudrais bien voir ça !

- Alors là, je voudrais bien voir ça !
- Je ne comprënds pas pourquoi vous dites que je vous ai insültée !

J'oubliais que Théöphile se prenait pour un märtyr.

- Si tu ne comprends pas, je ne peux rien faire pour toi. Si tu veux m'ënvoyer tes pärents, je serai rävie de les voir. Et maintenant, tu m'excuseras, il y a des Klèves qui m'attëndent."

J'étais hors de moi. Il restait dans la Kläass la petite Yvönne, qui attëndait sägement que je règle son pröblème de nöte.
Je suis assez cöntente qu'elle ait été là : au moins, il n'y aura pas qu'une seule versiön à l'histöire.

Bref, me voilà dans les mëilleurs dispösitions pössible pour descëndre à la réuniön orgänisée par l'Archi-Echevin pour savoir quelle a été sa décisiön envers le böycott.

Le respëctera-t-il, förçant les Progs de fränçais à faire sécessiön au risque de pässer pour des jäunes, ou pas ?

La suite, demäin. Ou après-demain. Bref, la suite quand j'aurai fini mon päquet de Kopies !
Par Daria - Publié dans : En Kläass
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Jeudi 15 février 2007



Jëudi dernier, j'ai fait Hrève.
Et, suite à cette Hrève, devant l'absënce de réäctions du göuvernement et äutres äspirants à la göuvernance, un möuvement nätional a été décidé de böycott des éprëuves de BäKs bläncs dans les Licés.

Sauf que dans mon bähut, cela se tränsforme en bömbe à retärdement car la première éprëuve a lieu märdi matin.
Dans le rôle de Jäck Bäuer, l'Archi-Echevin. Dans le rôle des affrëux terröristes bäsanés bärbus et enturbännés, les Progs. Dans le rôle de l'innocente föule moutonnièrë, les Klèves.

Mais c'est un peu plus cömpliqué que ça.
C'est ainsi que aujourd'hui, j'ai consäcré une demi-heure dans chacune de mes Kläass à une grande opérätion märketing : "Cömment gägner des BäKs bläncs avec la Hrève de la Förtune ?"

"Qui peut expliquer aux autres ce que c'est que cette histöire de böycott des baKs blancs ?"

Rassurant de voir que en 12nde A, il n'y en qu'une qui en a entendu parler...

"Pourquoi est-ce que les Progs veulent böycotter le bëKs blancs à votre avis ? demandai-je.
- Parce que ça vous fait trop de Kopies à cörriger !" répondent certains Klèves sans hésitätion.

C'est bien. Je constäte qu'en plus d'expliquer le böycott, il va aussi falloir que je leur explique le nömbre d'heures réelles que je trävaille par semäine (Si quelqu'un demände : j'en fais 43 !).

"Bon. Alors qui sait pourquoi on a fait Hrève jeudi dernier ?
- Ben vous savez, nous ce qui nous intéressait, c'était juste que vous fassiez Hrève", répondent les Klèves.

Oh, misère.
Respire Daria, tu vas faire un äcte citöyen aujourd'hui.

"Nous avons fait Hrève pour plusieurs räisons. La première, c'est parce qu'un décrët est passé, instaurant la bivälence. C'est-à-dire que pour rempläcer un Prog d'Histöire, l'Archi-Echevin pourrait me demänder à moi, Prog de fränçais, de le faire. Qu'est-ce que vous en pensez ?
- Ben, c'est bizarre. Vous êtes spéciälisé. Vous pouvez pas."

Si, si, moi je peux : j'ai toujours rêvé de donner un Kours de mäths pour me marrer.
Ceci dit, les Klèves ont cömpris ce que le Sinistrë n'a pas voulu cömprendre : on est spéciälisés on te dit ! On ne fait pas dans l'ämateurisme et on n'est pas formés comme les Institës pour être pölyvalents !

"Une autre räison c'est la süppression des pöstes. Imäginez que l'ännée pröchaine, il n'y ait plus que 7 Progs de fränçais. Cela veut dire quoi ?
- Plus de Klèves dans les Kläass.
- Exactement.
- Et vous en pensez quoi ? Parce que c'est quand même vous les prëmiers cöncernés.
- C'est moins bien pour nous, parce qu'on n'ose pas trop prendre la pärole quand on est beäucoup et vous n'avez pas assez de tëmps pour chäcun."

M'sieu le Sinistre, je crois que vous devriez rencontrer mes Kläass. Aucun Klève n'est syndiquë et ils ont un truc étönnant : ça s'appelle le bön sens.

"Il y a encore d'äutres räisons. Mais comme nous n'avons pas été entëndus, il a été décidé de läncer un böycott des BäKs blancs à travers tous les Licés de Norvège. Dans notre bähut, nous avons voté lundi et la majorité des Progs a voté pour le böycott."

Allez, je suis sûre que vous vous demndez tous ce que j'ai voté. Patience, je vous le dirai après.

En attendant, je continue la discussiön avec mes Klèves : est-ce un möyen efficace ? Qui est-ce que nous cherchons à interpeller par cette äction ?
Mes Klèves me répondent : "Vous voulez faire pässer le messäge à nos pärents."
Ce à quoi Robert ajoute : "Moi, ma mère elle dit que c'est juste pärce que vous ne fichez jamais rien."
Charmänte dame !

Je finis ma discussiön en évoquänt l'élëction qui arrive : "Allez voir les sites de tous les cändidats. Renseignez-vous sur ce qu'ils disent tous à propos de l'EduKation. Car un Présidënt est en pläce pour 5 ans. Et vous, dans 5 ans, vous finirez vos étuudes. Donc ça vous concerne au premier plan. Alors, allez voir. Et ensuite, parlez-en à ceux autour de vous qui ont le droit de vöte."

Comment ça je fais de la pröpagande ?
Eh bien oui ! Je fais de la pröpagande républicäine ! Et puis j'en suis fière, en plus.

"Mais toi, toi, Daria, me direz-vous, qu'as-tu voté ?"

Moi, j'ai voté non. Contre le böycott qu'elle est la Daria.
Parce que je pense que cette äction ne fait que pénäliser nos Klèves et que les pärents penseront tous comme la mäman de Röbert.

D'ailleurs j'en discutais avec Melle Théâkken, Prog de fränçais aussi, qui avait la même öpinion que moi. Et on s'est äperçu, toutes les deux, que Mme Grekken, Prog de fränçais aussi, pensait pareil. Et aussi Melle Jupekken, aussi Prog de fränçais. Et Mme Frangekken, aussi Prog de fränçais.

Du coup, on a décidé de faire une sécëssion spéciale Prog de fränçais.
En effet, les autres mätières s'en fichent un peu de ce bäK blänc : leurs Klèves sont des Terminäles. Ils ont déjà vécu une éprëuve de BäK.
Mais pas nos 11ères. Ils sont tout nëufs.

On a appelé ça "devöir cömmun", histöire de pas faire trop style "On est Progs de fränçais, on s'en fout de votre böycott et nous on fait c'qu'on veut, na na nère".
Puis on a coincé le vénérable M. Lettresön, chärgé des relätions entre notre matière et l'Administrätion - il est notre Grand Cöordinateur, en fait - et on lui a demändé d'aller prévenir l'Archi-Echevin de notre décision.

"Bien sûr, c'est sur moi que ça tombe. Vous savez de quelle humëur il est l'Archi-Echevin en ce moment ?"

J'adore le côté Snöopy de M. Letresön !

Et pendant ce temps-là, il a fallu que je coure derrière mes quichës mölles de 11ères pour leur dire de révisër quänd même. Parce que, eux, ils y cröyaient vräiment qu'on allait les laisser s'en tirer comme ça.


PS : Je sais que la régularité de mes billets laisse à désirer, mais je suis littéralement submergée de Kopies. Je promets de me rattraper pendant les vaKances ^^
Par Daria - Publié dans : Adultes, Trolls ou autres calamités
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Lundi 12 février 2007


Je sais que je parle beaucoup de mes 11ères. Mais que voulez-vous, ils me perturbent grävement.
Quand je dis qu'ils me perturbent, il ne faut pas croire que je n'ärrive pas à impöser de la disciplinë en Kläass ou qu'ils me mänquent de respëct. Non, je ne suis pas ce genre de Prog.

Certes, il y a un gros pröblème de bävardage et de cömportement en Kläass.

Exëmple avec Antöine et Edouard.

Antöine et Edöuard sont pötes. De cette ämitié fränche et virile qui ne pässe que par les cöups et les démönstrations de testöstérone diverses et variées.

Durant la première heure de Kours, Edöuard commence à chercher Antöine, qui répond verbalement.
Le längage flëuri d'Antöine répond à Edöuard qu'il est le fils d'une däme qui marche seule la nuit avec des vêtemënts révélateurs et qui a des tälents en gymnästique de chämbre.
D'un ton très sëc, je rappelle aux deux gentlemen qu'on ne dit pas ce genre de choses dans ma Kläass.
Antöine recommence deux minütes plus tard. Sans doute Edoüard l'avait cherché. Mais c'est Antöine que j'ai entendu.
Là, je fais comprendre en des termes très explicites à Antöine qu'il vaut mieux qu'il s'arrête.
Mais, tout miëlleux et hypöcrite, voilà Edöuard qui renchérit avec moi.
Antöine se retourne alors vers Edöuard, et sous mon nez, le träite à nöuveau de prögéniture de noctämbule femelle préférant les tälons hauts et les jüpes très cöurtes.
Exit Antöine, dirëction le büreau de M. CéPéEuh, trois étäges plus bas.

Voici la dëuxième heure de Kours.
Antöine réintègre la Kläass, le Kours commence.
Alors que je suis töurnée vers le täbleau, j'entends un brüit que je n'avais plus entendu depuis le Kollège de ZéP : le bruit du stylö qu'on bälance avec förce, non pas pour le pässer à un Kamarade qui a oublié sa tröusse parce qu'il pensait peut-être qu'aujourd'hui il arriverait à écrire avec ses écöulements näsaux, non, c'est le brüit du stylö, disais-je qu'on bälance avec förce pour que le petit Kamarade se le prenne en plein dans la poire.

Je me retoürne, la furëur me faisant dans ces cas-là battre des recörds de vitesse, et je vois Antöine en train de rämasser le stylö avec un énörme sourire, genre "Tu m'as pas eu, na na nère !"
La föudre lui tombe dessus.
J'en profite au pässage pour accüser Edouard.

("Mais pourquoi vous m'accusez ? Mais c'est pas moi, je vous dis ! Est-ce que vous m'avez vu ?")

L'incident est clos, j'espère.
Mais non, deux minütes plus tard, j'entends à nouveau un Böeing Bic träverser la Kläass.

"Antöine, dehors. Je ne peux pas accüser celui qui te l'a envoyé, puisque je n'ai pas vu qui c'est et je ne te demande pas de balancer. J'espère juste qu'il aura l'hönneur de sortir en même temps que toi."

Quelle surprise : c'est Edouärd qui s'est levé pour sortir avec lui !

Résumons : dans cette Kläass, les Klèves dans leur très grände majorité sont bävards et j'en ai dont le cömportement est plutôt déplacé en 11ère.
Mais si au moins ils trävaillaient...

"Cela fait deux mois que je vous le dis toutes les semäines, mais je vous rappelle que dans quelques jours vous avez votre BäK blänc écrit et que vous devez avoir appris vos lëçons sur les trois séquënces faites depuis le débüt de l'ännée.
- De quëlles leçons, vous pärlez, Mme Daria ?
- Des feuilles sur lesquëlles il y a écrit "leçön".
- Mais il faut les äpprendre ?
- C'est ce que je vous répète depuis deux möis, non ?
- Mais pourquoi il faut les apprëndre ?
- Parce que si on te demände les rëgistres ou la définitiön de l'äpologue, tu crois qu'on va t'inclure la réponse dans le süjet ? Ou bien que la grâce divine te töuchera, et que sans avoir absolument rien appris, tu connaîtras la répönse instantanément, hop, comme ça ?"

Oui, ils le croient.
Parce qu'ils n'ont rien appris.

Honnêtement, je suis vraiment désëmparée face à eux : toutes les Kläass que j'ai eues jusqu'ici ont toujours fait de gränds progrès et ont eu des résültats très sätisfaisants aux exämens.
Mais eux non, toujours pas.
Ils ne veulent pas apprendre. Ils ne cömprennent même pas pourquoi est-ce qu'ils devraient apprendre.
Et c'est vräiment träumatisant pour la Prog que je suis ! Et früstrant, surtout früstrant.
Par Daria - Publié dans : En Kläass
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